Lieu photo à Mývatn
Hverir, au pied du Námafjall : la terre orange fumante
Un champ géothermique de mares de boue bouillonnantes, de fumerolles rugissantes et de terre ocre sous une crête nue — ce que l'Islande a de plus proche d'une autre planète.
À propos Hverir, au pied du Námafjall : la terre orange fumante
ItinéraireÀ l'est du lac, au pied de la crête de Námafjall, le sol de Hverir a été cuit par la chaleur géothermique au point que rien n'y pousse. Reste une plaine de boue orange, ocre et grise, ponctuée de mares qui glougloutent et bouillonnent et de fumerolles qui rugissent une vapeur sous pression. Aucune végétation, aucun abri, aucun son sinon le sifflement — et cela se photographie comme nulle part ailleurs dans le pays.
La couleur est la raison d'y venir. Sur un sol aussi saturé, presque n'importe quelle tenue se détache aussitôt, et un ensemble uni noir ou blanc devient graphique. Travaillez avec la vapeur plutôt que contre elle : une silhouette traversant un panache à contre-jour est l'image que ce lieu offre. Les jours froids et calmes produisent bien plus de vapeur — d'où la supériorité de l'hiver sur l'été ici — et le soleil bas passant entre les fumerolles, l'après-midi d'hiver, est la meilleure lumière du site. Le couvert convient ; le soleil de midi aplatit les couleurs.
La sécurité n'est pas décorative et les panneaux sont sérieux. La boue est proche de l'ébullition, la croûte entre les mares peut être mince, et chaque année des personnes se brûlent sur les champs géothermiques islandais. Restez strictement à l'intérieur des chemins cordés, ne posez jamais le pied sur le sol libre pour approcher une fumerolle, tenez les enfants par la main, et considérez chaque mare comme brûlante quelle que soit son apparence. Sous le vent d'une fumerolle, la vapeur ébouillante réellement : vérifiez le vent avant de choisir votre place et déplacez-vous plutôt que d'endurer.
Deux remarques encore. L'odeur de soufre est forte et s'accroche aux vêtements et aux cheveux : programmez ce lieu plutôt en fin de journée, pas avant un restaurant ou un autre décor. Et en hiver le champ givre entre les fumerolles alors que le sol fume — les crampons servent, et le col de la route circulaire au-dessus de Hverir ferme en tempête : vérifiez l'état des routes avant de quitter le Mývatn.
Meilleur moment pour photographier
Jours froids et calmes pour un maximum de vapeur ; le soleil bas d'après-midi en hiver est la meilleure lumière
Conseils
Restez strictement dans les chemins cordés — la croûte est mince, la boue proche de l'ébullition. Vérifiez le vent : la vapeur sous le vent ébouillante et l'odeur de soufre s'accroche.
Autres lieux à Mývatn
Skútustaðagígar, les cratères en anneau de la rive sud
Un champ de cratères herbeux laissés par des explosions de vapeur sous une lave ancienne, parcourus par un sentier en boucle, le lac et ses oiseaux à côté.
Dimmuborgir, la cité de lave et son arche église
Un champ de lave effondré, fait de tours noires, d'arches et de piliers creux, avec un sentier qui finit à Kirkjan — une voûte naturelle qu'on appelle l'église.
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